Se Marier sous les tropiques | La Presse

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Réunir 25 personnes pour un mariage au Québec, ça n'a rien d'un exploit. Mais réussir à convaincre le même nombre de personnes d'assister à votre mariage à 2300 kilomètre de Montréal, c'est une autre paire de manches.

Et pourtant, Chantal de Montigny et Marc-André Denis, deux trentenaires de Montréal, ont convaincu 25 proches de se déplacer pendant une semaine dans une île paradisia que du Sud pour assister à l'événement le plus important de leur vie, leur mariage.Après quatre ans de vie commune, le couple a décidé, voilà un an, d'officialiser son union.

En se mariant sous les Tropiques, les mariés peuvent économiser de l'argent. Primo, ils combinent mariage et lune de miel. Secundo, ce sont les invités qui déboursent eux-mêmes leur frais de séjour.

Marc-André, un amoureux des Antilles, rêvait depuis longtemps de se marier les pieds dans le sable. Mais convaicre sa promise ne fut pas une mince affaire. Sa fiancée avait des exigences. Ses parents, son frère et sa belle-soeur devaient pouvoir assister à l'événement. "Sinon, on ne l'aurait pas fait", dit-elle.

À leur grande surprise, toute la famille proche et la plupart d leuirs amis ot accepté de se joindre à ce périple nuptial, malgré le fait qu'il fallait allonger 2000$ (le coût du voyage par personne) pour y assister. C'est quand même plus cher qu'un cadeau de mariage ! À titre d'ami du couple, j'ai moi-même accepté de faire partie du cette aventure. Vu le plaisir que nous avons eu en groupe, je ne le regrette pas un instant. Le mariage a donc eu lieu sous un soleil radieux le 17 avril dernier, au Club Med de Colombus ISle, aux Bahamas. La cérémonie nuptiale s'est déroulée sous un palapa, un pavillon de jardin recouvert de feuilles séchées faisant face à la mer, un endroit qui sert normalement de lieu de massage. Quant au célébrant, c'était un pasteur local, qui déclamait ses paroles en anglais comme un chanteur gospel.

Côté météo, on ne pouvait guère demander mieux: pas un seul nuage à l'horizon. Le mercure oscillait dans les 20 degrés. Pendant ce temps, Montréal essuyait une énième tempête de neige. Quelle coïncidence!

La cérémonie, empreinte de simplicité, n'a duré qu'une quinzaine de minutes. Les mariés ont échangé leurs voeux (qu'on a entendus à peine en raison du bruit des vagues), ensuite, on a levé un verre de champagne en leur honneur et hop! on s'est dirigés quelques pas plus loin pour un cocktail au bord de la mer, où l'on a admiré un magnifique coucher de soleil. Ont suivi le souper de noces au restaurant brésilien du Club Med et les célébrations au bar du village. Ce n'est que tard dans la nuit que l'on a enfin retrouvé nos chambres.Pas de taxi à appelé, pas de longue route à se taper. Gens éméchés et femmes en talons hauts étaient comblés!

À leur retour au Québec, les mariés font un bilan positif de leur mariage tropical. "Je n'aurais absolument rien changé à cette journée", soutient Chantal. Les avantages? Outre la mer, les palmiers et le soleil, la mariée a adoré la simplicité des préparatifs. Tout la planification de la cérémonie avait été organisée à partir de Montréal par leur agente de voyages. Sur place, les mariés ont simplement dû signer quelques documents pour légaliser leur mariage aux Bahama, contrat qui sera reconnu au Québec en vertu du droit international privé.

Ce Voyage, dit le marié, a enfin permis aux deux familles, ainsi qu'aux amis, de faire connaissance."Alors que normalement, dans les mariages, les familles se mélangent peu", dit-il. Bien sûr, quelques proches n'ont pas pu faire le saut aux Bahamas, mais Marc-André et Chantal ne les ont pas oubliés en organisant, à leur retour, une fête à Montréal.

La vague des beach weddings

Comme Chantal et Marc-André, de plus en plus de Québécois choisissent des destinations exotiques pour se marier. Si certains optent pour un mariage à Las Vegas, d'autres, plus nombreux, préfèrent les beach weddings. Selon Suzanne Blondin, une spécialiste dans l'organisation de mariages dans les destinations soleil, ce prénomène s'explique par le fait que les couples sont de plus en plus en quête d'une cérémonie qui sort de l'ordinaire. "Ils veulent se faire plaisir, plutôt que tenter de plaire aux parents", dit-elle.

En se mariant sous les Tropiques, les mariés peuvent économiser de l'argent. Primo, ils combinent mariage et lune de miel. Secundo, ce sont les invités qui déboursent eux-mêmes leurs frais de séjour. Pas de repas de noces ni alcool à payer. Tout est inclus. "D'autres économisent encore davantage en se contentant d'une cérémonie très simple, sans robe de mariée", dit Mme Blondin. Que diriez-vous d'un mariage en maillot de bain?

Chantal et Marc-ANdré n'ont déboursé que 700$US pour leur forfait mariage - qui incluait la cérémonie, le pasteur et les formalités légales-, plusquelques dollars additionnels pour les bouchées du cocktail et le gâteau de noces. Budget total: moins de 1000$US. Ce coût modeste leur a permis d'inviter, à leur frais, un photographe québécois pour immortaliser l'événement.

Par contre, se marier sous les Tropiques comporte un désavantage: la langue. Il est difficile, voire imposssible, de s'y marier en français. Pour contourner ce problèm, Chantal et Marc-André avaient pensé aux Antilles françaises, mais les lois locales ne permettent pas un mariage dans un court délai. Il a donc fallu faire un compromis: accepter de se marier en anglais. For better or for worse!

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